La mise en place de zones de culture au cœur des villes connaît un engouement croissant ces dernières années. Face à l’expansion de zones urbanisées on a pu constater la réduction des zones agricoles de proximité et l’éloignement constant de celles-ci. Dans une démarche de plus en plus populaire visant à favoriser l’achat local et les circuits courts, l’implantation de zones de cultures professionnelles ou associatives s’inscrit dans l’ère du temps et présente de nombreux avantages.


La création et l’entretien de zones vertes permet en premier lieu d’apporter du bien-être à la population qui les fréquentes tout en réduisant la pollution souvent trop présente dans les villes. Alliant l’utile à l’agréable ce type de cultures permet tout d’abord de produire de la nourriture destinée aux habitants limitant ainsi le transport et les intermédiaires pour revenir à une formule producteur-consommateur. Les petites surfaces produisent plus que de grandes exploitations agricoles, car elles bénéficient de soins réguliers et personnalisés qui sont compliqués à mettre en place à grande échelle. On pourrait ainsi produire jusqu’à 20 kg de nourriture sur un mètre carré selon les études, et réduire ainsi le transport d’autant des denrées jusqu’à nos centres villes.


En sus du côté productif intéressant, c’est tout un tissu social qui s’étend et se trouve renforcé ainsi qu’une meilleure prise de conscience quant à notre impact sur la nature en tant qu’être humain. Ainsi de nombreuses associations de quartier implantent-elles des potagers collectifs et des zones de culture plus ou moins grandes qui accueillent fruitiers et petits fruits, herbes aromatiques et fleurs comestibles. Pour le plus grand plaisir des yeux et des papilles sans oublier les pollinisateurs, ces plates-bandes cultivées ensembles offrent à celui qui passe et qui en a besoin un fruit, un légume où simplement un doux parfum à emporter avec lui. Planter et cultiver ensembles permet une activité commune à des personnes d’âge et de milieux différents renforçant ainsi les liens et le respect entre voisins ainsi que l’échange de techniques.


Ainsi particuliers et professionnels s’intéressent et s’investissent de plus en plus dans la mise en place de cultures au cœur des villes, apportant une touche de verdure depuis les toits végétaux jusqu’aux potagers en bacs où verticaux qui habillent ruelles, parcs et placettes. On peut aujourd’hui trouver dans certaines épiceries des fruits et légumes produits sur place quelques mètres plus haut, garantissant ainsi une fraîcheur et un prix correct pour des produits cueillis mûrs et avec un faible impact carbone. La création d’emplois liés à la culture et la revente des produits ainsi que la réinsertion de personnes en difficultés au travers d’un travail manuel et productif ajoute un attrait supplémentaire quant à ce choix de culture.


Dans une dynamique de résilience et de retour à plus de proximité, ces projets s’inscrivent naturellement dans le cœur des habitants et permettent l’éducation et la prise de conscience de l’importance d’une solidarité communautaire et respectueuse des autres et de notre environnement.