Comment jardinier presque sans déchets?

Dans la nature rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Cette règle simple et immuable est un fil conducteur qui peut nous guider dans la quête de réduction de nos déchets quotidiens toujours grandissants.


C’est un sujet qui touche de nombreuses personnes, la prise de conscience de la gestion des ressources présentes sur notre planète prend une place croissante dans nos vies. Recycler, réparer et récupérer permet à défaut d’éviter la production de déchets, de les réduire et d’allonger leur durée d’utilisation.


Lorsque nous créons ou entretenons nos jardins, la question de la gestion des déchets se pose rapidement. Les principaux résidus qui apparaissent sont d’ordre végétal (tonte de pelouse, tailles de haies), de type plastique (pots, sacs de terre ou de paillis) et enfin chimique (engrais, herbicides). Dès lors que l’on connaît les sources de détritus qui nous encombrent la cour et l’esprit, on peut rechercher des solutions pour les réutiliser et ainsi les minimiser.


Les déchets végétaux peuvent être réutilisés sur place, car ils se décomposent naturellement mais aussi car ils apportent quantité de nutriments à la terre. La tonte de pelouse peut être utilisée tout au long de la saison pour pailler les plantes potagères et annuelles. Ce type de paillage très éphémère va servir à garder l’humidité au pied des plants tout en limitant la pousse d’herbes non désirées, mais aussi à apporter de l’azote à la terre en se décomposant, transformant ainsi un déchet en précieux allié de notre jardin. De même le fruit de la taille des haies à l’automne ainsi que les feuilles mortes peuvent nous servir après le passage dans un petit broyeur de paillage à plus long terme pour les plates-bandes vivaces limitant là encore la présence d’herbes indésirables et nourrissant lentement la terre à long terme. L’excédent des déchets végétaux peut alimenter avec ceux de la cuisine un composteur qui nous fournira un engrais sain et naturel pour la terre.


Du côté des plastiques, si on ne peut les faire disparaître de nos vies, il nous est cependant possible d’allonger leur durée d’utilisation. Lors de nos achats de plants, on se retrouve avec tout un tas de pots qui peuvent se rendre utiles de nombreuses fois. Pour effectuer les semis au printemps ou pour rempoter nos plantes lors des divisions d’automne, avant de les partager avec d’autres jardiniers, ils peuvent resservir, et on peut parfois les ramener en pépinière où ils serviront à nouveau. Les sacs de paillis et de terre peuvent quant à eux être réduits par l’achat en vrac, une fois votre sac acheté et vidé on peut le conserver et aller remplir soi-même son sac, le volume étant indiqué dessus, ils peuvent aussi servir de sacs poubelles pour la maison allongeant ainsi leur durée d’utilité.


Quant à la pollution chimique de nos jardins il suffit d’observer la nature et de favoriser les échanges qui permettent de limiter notre apport en matières extérieures pour laisser à notre jardin trouver son équilibre, l’intervention ne doit être qu’en cas de force majeure et avec des produits le plus naturel possible.


Un petit geste individuel qui devient partie de l’évolution générale !