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Jardiner en climat québécois : défis et solution

  • Photo du rédacteur: Romain Rebiffe - Candide Villeneuve Paysagiste
    Romain Rebiffe - Candide Villeneuve Paysagiste
  • 16 juin
  • 3 min de lecture

Concevoir et maintenir son jardin en bonne santé est un défi permanent où que l’on se trouve sur la planète, mais certains climats sont plus faciles à appréhender que d’autres. Au Québec celui-ci est plutôt complexe à apprivoiser alors quelles données prendre en compte pour réussir son jardin ornemental comme nourricier. Le climat Québécois est particulièrement intense comme on peut l’observer dans la nature. Les saisons qui débutent ou s’achèvent très rapidement, périodes répétées de gel/dégel au cours de l’hiver, on a l’impression au printemps que la nature entière se presse de réaliser son cycle pour assurer sa survie et par là même la pérennité des espèces !


On observe les mêmes phénomènes dans les jardins. Avec des périodes de grands froids l’hiver est suivi parfois l’été d’épisodes de sécheresse, ou au contraire de pluies ininterrompues ! On a un peu tendance à y perdre notre latin. Afin de s’orienter vers un jardin résistant, il faut donc renforcer ses capacités d’adaptations à tous ces contextes pour le rendre résilient et ainsi profiter au mieux de chaque situation.


Réalisation par Candide Villeneuve Paysagiste inc.
Réalisation de Candide Villeneuve Paysagiste inc.

La gestion de l’eau est une priorité. L’eau c’est la vie, mais le manque comme l’excès sont souvent fatals aux végétaux. Il convient donc de tout faire pour récupérer l’eau sur son terrain dans des endroits dédiés comme des cuves ou des bassins de rétention afin de la rendre disponible au besoin pour l’arrosage tout en maintenant un sol ni trop sec ni inondé lors des fortes pluies. À noter qu’un bassin apportera une note de fraîcheur au jardin en plus de créer un biotope propice à toute une biodiversité des milieux humides !


Le choix des espèces végétales sera déterminant. On peut retrouver en jardinerie les différentes zones de plantations qui sont régulièrement mises à jour. Cette définition en termes de zones reste un indicateur, mais c’est en observant attentivement son terrain ainsi que ses alentours que l’on pourra juger des meilleurs emplacements de plantations selon les espèces. On pourra ainsi profiter des zones chaudes devant les façades ou grâce à un paillis minéral qui restituera la chaleur journalière la nuit pour favoriser la croissance de plantes aimant le chaud et au contraire utiliser des parties au nord ou ombragées pour placer des espèces plutôt nordiques qui donneront là leur plein potentiel.


La mise en place de haies extérieures au terrain ou même à l’intérieur de celui-ci permettra de protéger de certaines intempéries les zones de plantations allant jusqu’à créer des microclimats tout en réduisant les nuisances acoustiques et en favorisant la venue d’une faune friande de ces espaces protégés. Attention d’éviter la taille pendant la période de nidification pour le bien-être des habitants !


Enfin, le paillage au sol reste une des solutions les plus efficaces afin de limiter l’évaporation de l’eau, l’érosion des sols et de favoriser la vie des auxiliaires souterrains qui travaillent au service de la vie et qui fuiraient des zones de terre nue plus sensible à la sécheresse. Un bon paillis épais à renouveler régulièrement est une des clés de la réussite d’un jardin au climat aussi surprenant que le notre.


Pour finir, le partage de plantes, de graines et d’informations adaptées au microclimat où nous vivons avec nos voisins, complétera l’amélioration de la résilience face aux défis quotidiens que nous rencontrons tout en renforçant les liens de bon voisinage ! Prêts à relever le défi ?

 
 
 

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