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Le cycle de la feuille et ses mystérieuses transformations !

  • Photo du rédacteur: Romain Rebiffe - Candide Villeneuve Paysagiste
    Romain Rebiffe - Candide Villeneuve Paysagiste
  • 30 nov. 2025
  • 3 min de lecture

À la fin de l’hiver, lorsque la nature commence à bruisser doucement au rythme du renouveau, nous guettons sans une certaine impatience le retour des jeunes bourgeons, prémices prometteuses des feuilles nouvelles qui de leur vert étincelant vont venir combler les tâches sombres laissées dans les forêts par la chute des feuilles caduques emportées par le vent à l’automne précédent.


@ Julie Villeneuve
@ Julie Villeneuve

Avant de partir à la découverte de cette histoire sans cesse réinventée, il convient de différencier les différents types de feuilles : Les feuilles des arbres dits caduques ont un cycle annuel, elles naissent au printemps des bourgeons nouvellement éclos et se détachent à l’automne. Celles des arbres dits à feuillage persistant ont une durée de vie plus longue d’environ six ans et si elles se détachent de l’arbre à la fin de leur cycle l’arbre reste cependant couvert de feuilles vertes tout au long de l’année, son feuillage étant composé de différentes générations de feuilles. Enfin le feuillage dit marcescent concerne des arbres qui gardent leurs feuilles après avoir changé de couleur parfois durant plusieurs mois d’hiver, tel le chêne blanc. Ces différents types de feuillages se distinguent essentiellement par la fin de leur cycle mais commençons par le début…


Lors des mois d’hiver avec le raccourcissement de la durée du jour et la baisse des températures, les arbres « s’endorment ». Tout comme les animaux, ils réduisent leur consommation d’énergie pour être en pleine forme au printemps. Ainsi dès les prémices de la fin de l’hiver, la sève repart à l’assaut des branches pour nourrir les bourgeons latents qui attendent patiemment leur heure bien abritée sous l’écorce. C’est de ceux-ci que naîtront les feuilles et fleurs qui permettront à l’arbre de se nourrir et parfois de se reproduire. Tout au long de la saison estivale, l’arbre va produire pour ses feuilles de la chlorophylle, molécule jouant un rôle clé dans la réalisation de la photosynthèse, processus biochimique lui permettant de créer sa propre énergie organique à partir de la source lumineuse du soleil.


Ainsi et durant tout l’été, les feuilles vont contribuer à la croissance de l’arbre tant par leur apport de nourriture que par la protection de leur feuillage qui en formant une canopée va garder fraicheur et humidité au pied de celui-ci.


Avec l’arrivée de l’automne et dès les premiers froids, les arbres les plus sensibles vont commencer à laisser partir leurs feuilles au vent, la plupart d’entre eux anticipant cette séparation en cessant de produire de la chlorophylle et en produisant du liège afin de séparer la feuille de l’arbre sans laisser d’ouverture aux possibles maladies grâce à une belle cicatrice qui accueillera la nouvelle feuille après l’hiver. Le mystère du changement de couleur réside en réalité dans la révélation par absence de chlorophylle de pigments jaunes, marrons ou encore rose qui étaient jusqu’alors masqués par la dominance de la couleur verte.


C’est donc volontairement que l’arbre se démunit de ses feuilles, réduisant ses besoins en nutriments, profitant de ce départ pour évacuer les déchets accumulés dans des poches foliaires au sein de celles-ci mais leur cycle ne se termine pas ici car après de délicieuses voltiges au gré du vent, celles-ci vont se poser sur le sol enrichissant ainsi la litière végétale jusqu’à être décomposées par le peuple des insectes.


Ainsi en retournant au sol ces organes végétaux vont-ils redevenir humus et plus tard minéraux qui à leur tour nourriront les générations futures Un cycle sans cesse renouvelé qui nous rappelle qu’il y a un temps et une utilité à chaque étape du temps qui passe !

 
 
 

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