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Les plantes indigènes du Québec

Photo du rédacteur: Romain Rebiffe - Candide Villeneuve Paysagiste
Romain Rebiffe - Candide Villeneuve Paysagiste
15 juil.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 août

Lors d’un projet de création de rénovation d’un espace destiné à un aménagement paysager, un des moments les plus importants représente le choix des espèces de végétaux que l’on va y installer. Il convient en premier lieu de définir l’espace dont on dispose et de répartir celui-ci selon les étages principaux qui vont constituer le jardin : arbres, arbustes, plantes vivaces ou annuelles et enfin couvres-sols. À partir de là, la recherche des espèces selon les zones d’ombres et d’ensoleillement, la rigueur du climat propre au lieu ainsi que les souhaits personnels en termes de parfums et de couleur vont pouvoir intervenir.


@Barnabas Davoti
@Barnabas Davoti

Un jardin ou une cour aménagée est avant tout un lieu de vie, pour nous, notre famille et nos invités. Mais également pour la multitude d’insectes et de petits animaux qui viendront inéluctablement y élire domicile. C’est pourquoi en complément ou en accord avec nos souhaits primaires dans le choix des plantes, il est particulièrement intéressant d’y intégrer des espèces indigènes.


Un végétal déjà habituée au climat, va représenter un atout au jardin. Il évolue depuis bien longtemps au fil des saisons et va donc pouvoir s’installer durablement avec plus de facilité, de même son entretien une fois correctement implanté s’en trouvera réduit, car il a l’expérience de la résilience face au climat ou aux maladies propres à la région. En favorisant des espèces locales c’est également tout le monde des insectes et des petits animaux que l’on va favoriser à savoir les papillons, les petits rongeurs et autres pollinisateurs qui viendront trouver refuge et nourriture plus volontiers dans des espaces qui leurs sont déjà familiers.


Du côté des plantes, on peut aisément trouver de quoi combler les attentes fleuries au travers de l’Iris versicolore, de l’Asclépiade, le Muguet, la Rudbeckie laciniée ou encore de l’Achillée millefeuilles pour n’en citer que quelques-unes. Ces plantes qui poussent à l’état sauvage sont bien connues des habitants de nos jardins et des promeneurs en forêt qui tous en profiteront comme d’une bulle de nature au sein d’un espace pourtant contrôlé.


À l’étage supérieur le Sureau du Canada avec ses ombelles blanches et parfumées au printemps que l’on peut utiliser pour faire des sirops ou encore du pétillant de sureau et qui se transformeront ensuite en baies noires qui nourriront les oiseaux durant à l’automne sera un hôte de choix pour faire la transition avec les grands du jardin….


Les arbres, eux aussi peuvent être mis à l’honneur si vous avez suffisamment d’espace à leur offrir, il faut penser loin, car leur corolle à maturité pourra atteindre plusieurs mètres d’envergure ! Alors Érable à sucre ou Bouleau jaune ces deux espèces intimement liées à l’histoire du Québec depuis avant la colonisation offriront gîte et couvert aux plus petits comme aux plus grands (sirop d’érable ou de bouleau) et offriront un sentiment de fraîcheur et de calme au jardin avec en prime de possibles belles couleurs à l’automne.


Inviter et intégrer des espèces indigènes au jardin est donc hautement bénéfique pour tous, du plus petit insecte en passant par l’horticulteur local qui les cultive et à l’heureux propriétaire qui les voit habiller son jardin, tout le monde y gagne et même la nature qui trouvera dans ces niches de la biodiversité un conservatoire privilégié de ses espèces autochtones !

 
 
 

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