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Les champignons, de drôles d’habitants dans la nature

Ils sont partout autour de nous, dans la forêt ou dans les prés mais aussi parfois dans les jardins. Sitôt que l’on s’en va balader sur ou hors sentiers, nous croisons leur chemin, les Champignons. Ce sont les fruits du mycélium, ce réseau souterrain composé de millions de filaments destinés à l’échange d’informations et de nourriture entre les plantes, les arbres et les champignons que l’on peut donc récolter au même titre que les fruits d’un arbre.


Présents dès le printemps et jusqu’après les premières gelées de l’automne, pour certains ils représentent de véritables petits trésors que l’on prendra autant de plaisir à trouver qu’a déguster. Mais attention, la règle numéro un pour le consommer est de l’avoir identifié avec cent pour cent de certitude et impossible de passer outre cette règle sous peine de maux pouvant aller de bénins maux de ventre à des maux bien plus terribles.


Bien avant de penser à les manger, il faut apprendre à les connaître pour savoir où les chercher. En débutant dans cette activité il est important de se concentrer sur des espèces courantes et qui ont peu de faux amis leur ressemblant. Chaque famille a ses milieux préférés pour se développer, mais ce n’est pas une science exacte et on pourra parfois avoir l’agréable surprise de découvrir un spécimen là où il n’aurait pas dû se trouver, ce sont des cadeaux de la nature.


Ainsi on s’intéresse au milieu qui nous entoure, le type d’arbres, la nature du sol, l’exposition au soleil sont autant de facteurs qui vont nous indiquer quelle espèce on peut s’attendre à trouver. Armé d’un petit guide papier pour dégrossir l’identification, on prendra soin en cas de doute de photographier le spécimen avant de le récolter et ensuite de réaliser une sporée pour s’assurer de son identité. Les spores sont différentes d’un champignon à l’autre de par leur couleur et leur forme et aideront à confirmer son hypothèse.


Ainsi dès le printemps, on pourra se mettre en quête de la Girolle, ce champignon au goût de noisette qui est aisément identifiable. Plus tard dans l’été le champignon Homard, de son vrai nom dermatose des russules, qui lui ne peut se confondre avec aucun autre, tant sa forme et sa couleur sont particuliers. Enfin à l’approche de l’automne, la famille des Bolets fera son apparition ainsi que les Craterelles et les Pieds de moutons. Ces deux derniers sont parmi les spécimens que l’on pourra récolter le plus tardivement à l’automne.


Pour bien débuter en tant que cueilleur, le mieux est d’accompagner quelqu’un qui connaît, si vous êtes autodidacte prenez le temps et choisissez d’apprendre à connaître un à deux champignons par an sur le bout des doigts. La règle du cueilleur est de les récolter jeunes, les plus anciens servant à la reproduction et un seul spécimen si on veut l’identifier chez soi. Toucher un champignon non comestible n’est pas dangereux en autant qu’on ne l’ingère pas, on veillera donc à se munir d’un panier ou séparer les champignons sans les briser sera aisé. Dans tous les cas, s’il persiste un doute alors pas de doute, on ne consomme pas !


Une fois sûr de vous, il ne vous reste qu’à les déguster bien cuits ou à les garder pour plus tard, les méthodes de conservation étant diverses. Bonne cueillette à tous !


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